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MessageSujet: Nouveau Message   Mar 12 Jan - 20:01

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MessageSujet: Re: Nouveau Message   Mar 12 Jan - 20:01

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MessageSujet: Re: Nouveau Message   Sam 11 Juin - 21:17


La Dernière Joute
Your time is over. A queen has his reign, and then she falls, it's inevitable ; that is natural order of things. Your reign is ending and it’s time for mine to begin. Step aside or there will be violence ...
MUSIQUE :: HEIMTA THURS

Bien des choses avaient changé depuis l'exil des Kulishas et la mort du Roi Sharkan. Le temps était passé, apportant avec lui des choses que personne n'avait imaginé mais que les anciens, dans leur sagesse, auraient sans nul doute pu prédire. Le temps avait fait d'eux bien des choses, et Wanji ne faisait pas exception à la règle.

Errant çà et là comme à son habitude, Wanji la Brute n'en finissait pas de se perdre dans les dédales de son cerveau aux capacités limitées mais pas moins vif. Patient, il avait attendu son heure et que les choses tournent en sa faveur … une chose qu'il n'avait pas eu trop de mal à faire, puisque les autres s'en étaient chargés à sa place. Wanji n'avait eu qu'à attendre que le jour vienne, et ce jour était venu. Le mâle le sentait sans son cœur et dans ses tripes : jamais une telle occasion ne se représenterait. Plus que jamais, les Kulishas étaient divisés, et donc vulnérables … les fleurs du mal avaient semé les graines de la discorde, qui n'avaient pas mis longtemps à germer et s'épanouir dans ce terreau fabuleux que représentaient les Exilés.

Le destin – nommé Ekua – avait choisi ce jour pour être LE jour, celui où les choses allaient – enfin – changer, celui qui marquerait le commencement d'une ère nouvelle, la sienne. Fort de sa nouvelle influence et de l'hégémonie dont il jouissait, Wanji se croyait capable de tout. Il avait fini par concevoir le fait que tout ce qu'il voulait était à portée de patte et qu'il n'avait qu'à tendre les griffes pour s'en saisir. En ce jour, en cette heure, cette vieille garce d'Ekua venait s'enquérir d'une mise au point, que Wanji comptait lui offrir avec le plus grand plaisir. Pendant un instant, les deux félins se jaugèrent, mais finalement, un sourire se dessina sur les babines du Kulishas, malgré la tension qui venait de monter d'un cran.

« — Tiens, Ekua … c'est bizarre, je me disais exactement la même chose » rétorqua Wanji, qui souriait jusqu'à s'en dévoiler les crocs « Ton petit manège à assez duré, vieille lionne » déclara-t-il en reprenant ses propres termes. Le mâle au pelage pourpre sentait les attentions se tourner vers eux, et cela ne fit que gonfler son orgueil « Qui crois-tu encore duper ? » demanda-t-il finalement.

Tel un prédateur face à sa proie, Wanji se mit à tourner autour d'Ekua, enfermant la vieille lionne dans une danse dont il pensait être le seul maître. Petit mais trapu, Wanji la Brute n'avait rien à envier à personne. Taillé pour le combat, l'intraitable entrainement des Kulishas avait fait de lui une machine à tuer. Vicieux, agressif et brutal, il comblait son manque d'intelligence par une force prodigieuse et une ténacité inégalée par ses pairs. La vieille Ekua ne lui faisait plus pas peur.

« — Regarde-toi, Reine Vipère, tu n'es plus que l'ombre de toi-même » affirma le mâle aux yeux bleus « Tu ternis à toi-seule l'image des Kulishas et toute la gloire si durement gagnée par Sharkan. Tes choix ne servent plus personne, Ekua, si ce n'est toi-même »

Qui oserait le contredire ? Depuis qu'elle s'était acoquinée avec le Démon Noir, Ekua n'était plus rien, plus rien d'autre qu'une marionnette désarticulée aux fils usés et cassants : elle représentait désormais tout ce qui faisait la faiblesse des Kulishas. Wanji avait appris à n'obéir qu'au plus fort, qui pouvait le blâmer de suivre avec tant de justesse l'enseignement qu'on lui avait donné ?

« — Il est temps de changer la hiérarchie » déclara le mâle au pelage pourpre. Autour d'eux, de nouvelles têtes apparaissaient à mesure que les secondes passaient … il semblait à Wanji que toute l'attention du clan était désormais fixée sur eux, et cela ne manqua pas de le motiver encore plus « A la mémoire de Sharkan, je t'accorde ta reddition. Reconnais ma supériorité, soumet-toi de gré, ou il y aura violence » prévint-il.

Mais au fond de lui, Wanji savait bien qu'une confrontation était inévitable, car malgré tout, il connaissait Ekua. Elle avait beau être plus intelligente que lui, elle n'en demeurait pas moins emplie d'un orgueil tout aussi grand que le sien, si ce n'était pas plus. Wanji comptait sur cet orgueil pour lui faire prendre le mauvais choix … après tout, n'était-ce pas là le juste déroulement des choses ? Ekua avait fait son temps, il était temps pour lui de faire le sien.
Incarné par Tadji

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MessageSujet: Re: Nouveau Message   Lun 13 Mar - 19:36


La Dernière Joute
Your time is over. A queen has his reign, and then she falls, it's inevitable ; that is natural order of things. Your reign is ending and it’s time for mine to begin. Step aside or there will be violence ...
Attiré par la foule grandissante qui s'accumulait autour d'Ekua et de Wanji, Mopango s'approcha à son tour, l'attention captée par ce qui promettait d'être l'évènement de la journée. Telle une ombre – et malgré sa stature imposante – le Nyeusi se glissa parmi la foule pour rejoindre Jeuri dans sa contemplation de la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Wanji Wanji Wanji … de ses yeux flamboyants, Mopango l'observa évoluer dans ce jeu de trône dans lequel il venait de se perdre. Enorgueillis par sa jeunesse et sa nouvelle popularité, il venait de faire l'erreur de se dresser contre Ekua, mettant plus que maladroitement à exécution cet enseignement qu'on lui avait si souvent rabâcher. Sans un mot, le grand mâle au pelage noir s'assit, curieux de connaître l'issue de cette querelle qui grondait depuis si longtemps.

Wanji, lui, ne détournait pas son attention d'Ekua, conscient des enjeux et des risques qu'il encourait si d'aventure il venait à faire un mauvais pas … car malgré son indéniable supériorité physique, Wanji ne sous-estimait pas la Reine Vipère. S'il avait la fougue de la jeunesse, Ekua elle avait la sagesse de l'âge … Wanji ne l'oubliait pas et aurait eu tort de le faire.

Les paroles prononcées par Ekua ne firent qu'accroitre la rancœur qu'il avait à son égard, chacun de ses mots était une insulte à ses oreilles. Elle se croyait maline et son assurance allait lui jouer des tours.

« — Pour qui me prends-tu, Ekua ? » rétorqua Wanji « Me crois-tu aussi stupide ? » lui demanda-t-il « Pourquoi perdrai-je mon temps à palabrer, alors qu'il me suffirait d'étriper ta vieille carcasse ? » déclara le mâle au pelage violacé.

Wanji n'avait pas l'intention de tomber dans son piège : s'il souhaitait la vaincre, c'était sur son terrain qu'il devait la combattre et non pas sur le sien. Les mots étaient la force de la vieille reine, la sienne résidait dans la force. La vieille lionne était avisée de tenter de changer la donne et comptait sur la fierté de son adversaire pour faire pencher la balance en sa faveur … mais Wanji voyait clair dans son jeu.

«— Je n'ai nul besoin de convaincre cette assemblée » déclara le Kulisha « Plus personne ne veut de toi ici, Ekua. Tu t'es servis des Kulishas comme monnaie d'échange pour obtenir les faveurs du Démon Noir et de ces étrangers que tu appelles nos alliés. Je serai curieux de voir ce que tu deviendras lorsque tu n'auras plus les Kulishas derrière-toi » fit remarquer le guerrier « Maintenant que tu n'es même plus capable d'enfanter, Mopango n'aura plus grand intérêt à te garder auprès de lui. Sans armée et sans nouvelle descendance à lui offrir, quel sera ton destin à ton avis ? »

Wanji n'avait jamais été particulièrement doué pour les joutes verbales, mais il savait frapper là où ça faisait mal. Il avait appris depuis longtemps à juger ses adversaires et à déterminer quelles étaient leurs faiblesses ; trouver celles d'Ekua n'avait pas été bien compliqué. En signe d'agacement, Wanji agita le bout de sa queue … avant de finalement se tourner vers les lions qui les entouraient.

« — Il est temps pour les Kulishas de vivre pour eux, et non plus pour les autres ! » gronda Wanji « Orphelins des Terres Libres, il est temps de faire votre choix. Vous pouvez rester à croupir ici avec cette mégère soumise, ou bien me rejoindre dans mon entreprise et récupérer ce qui vous appartient »

Wanji n'oubliait pas la Grande Chasse et la promesse de Sharkan. L'ancien tyran avait jadis promis la patte de sa fille, Sumu, à celui qui abattrait Déjem ou Haki. Wanji avait mis un terme à l'existence de Déjem – comment pouvait-on survivre après une chute pareille ? – et le trône de Freeland était donc son droit le plus légitime. Si Ekua ne s'en était pas mêlée, Sumu porterait aujourd'hui ses enfants et son rang au sein des Kulishas ne serait pas aussi contesté. A ses yeux, Wanji était l'héritier de Sharkan … il avait gagné ce droit en vouant sa vie et son existence au Roi Tyran. Nombreux étaient les projets et les désirs de Wanji, qu'il comptait mettre à exécution lorsque Ekua serait évincée. De Mopango et ses alliés, Wanji n'avait pas peur … les Kulishas n'avaient pas besoin d'eux, n'avaient jamais eu besoin d'eux, du moins le croyait-il.
Incarné par Tadji

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MessageSujet: Re: Nouveau Message   Mer 15 Mar - 22:34


Le Titre du RP
Ici la citation random et/ou illustrant le rp
Iam virtutem ex consuetudine vitae sermonisque nostri interpretemur nec eam, ut quidam docti, verborum magnificentia metiamur virosque bonos eos, qui habentur, numeremus, Paulos, Catones, Galos, Scipiones, Philos; his communis vita contenta est; eos autem omittamus, qui omnino nusquam reperiuntur. Denique Antiochensis ordinis vertices sub uno elogio iussit occidi ideo efferatus, quod ei celebrari vilitatem intempestivam urgenti, cum inpenderet inopia, gravius rationabili responderunt; et perissent ad unum ni comes orientis tunc Honoratus fixa constantia restitisset.

Circa hos dies Lollianus primae lanuginis adulescens, Lampadi filius ex praefecto, exploratius causam Maximino spectante, convictus codicem noxiarum artium nondum per aetatem firmato consilio descripsisse, exulque mittendus, ut sperabatur, patris inpulsu provocavit ad principem, et iussus ad eius comitatum duci, de fumo, ut aiunt, in flammam traditus Phalangio Baeticae consulari cecidit funesti carnificis manu. Itaque verae amicitiae difficillime reperiuntur in iis qui in honoribus reque publica versantur; ubi enim istum invenias qui honorem amici anteponat suo? Quid? Haec ut omittam, quam graves, quam difficiles plerisque videntur calamitatum societates! Ad quas non est facile inventu qui descendant. Quamquam Ennius recte.

«—Parole »

Quid? qui se etiam nunc subsidiis patrimonii aut amicorum liberalitate sustentant, hos perire patiemur? An, si qui frui publico non potuit per hostem, hic tegitur ipsa lege censoria; quem is frui non sinit, qui est, etiamsi non appellatur, hostis, huic ferri auxilium non oportet? Retinete igitur in provincia diutius eum, qui de sociis cum hostibus, de civibus cum sociis faciat pactiones, qui hoc etiam se pluris esse quam collegam putet, quod ille vos tristia voltuque deceperit, ipse numquam se minus quam erat, nequam esse simularit. Piso autem alio quodam modo gloriatur se brevi tempore perfecisse, ne Gabinius unus omnium nequissimus existimaretur.

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MessageSujet: Re: Nouveau Message   Lun 20 Mar - 19:58


Nightmare Awake
We gladly feast upon thos who would subdue us
♫ Feed the Hounds ♪

Tadji avait grandi en force et en taille. S’il n’était pas aussi grand que ne l’avait été son père, il jouissait d’une carrure plus importante et tout le monde, sur Outland l’avait remarqué. Le temps où il n’était qu’un frêle animal trop grand sur patte était désormais passé depuis longtemps et l’adolescent un peu chétif avait laissé place à l’adulte et au roi qu’il allait – comptait – devenir. Rares étaient ceux qui avaient connu Samekh, mais ceux qui avaient eu la chance – ou plutôt la malchance – de croiser sa route ne pouvait nier l’évidence : plus que jamais, son fils, Tadji, lui ressemblait. L’ombre de Samekh était longue, très longue, et tandis que son fils grandissait, celles du passé continuaient de danser çà et là … la roue n’avait pas fini de tourner.

Le lion au pelage rouge était déjà aux frontières lorsque le jour se leva sur la Terre des Lions, baignant la savane d'une clarté rougeoyante qui ne manquait pas de plaire au jeune mâle. Le soleil levant donnait des airs de Terre de Feu à Outland, cette terre dont son père lui avait tant parlé et qu'il savait, pourtant, qu'il ne verrait jamais. Dans l'esprit du prince, cette terre était un idéal, une utopie, un rêve qui n'existait que dans son esprit. La réalité, elle, était bien différente, et Tadji en avait fait les frais assez singulièrement. Arpentant les frontières de son territoire, le prince veillait et scrutait chaque mouvement à l'horizon. Cela faisait presque qu'un an qu'Hourasi et ses renégats avaient été chassés du royaume, pourtant, Tadji savait que cette histoire était loin d'être terminée. On lui avait enseigné la prudence et le jeune mâle l'appliquait avec une ferveur à toute épreuve. En réalité, trop de choses dépendaient de leur vigilance, la paix du royaume plus que n'importe quoi d'autre.

Tadji se trouvait aux abords du Champ Herbeux lorsque son attention fut attirée par un attroupement au loin, combinés à des cris qui rompaient le silence du matin. L'agitation rendit Tadji curieux autant qu'inquiet et, levant les yeux vers le ciel, il chercha un instant Zala, le calao au plumage brun-rosé qui l'accompagnant depuis qu'il était petit. Précédent toujours la venue de Tadji, elle planait au-dessus du groupe qui suscitait l'attention du prince, et bien vite, elle le rejoignit pour l'informer de ce qui se tramait un peu plus loin.

« — C'est la meute de Sorosey, Tadji. Ils ont pris en chasse un lion » déclara l'oiseau en virevoltant autour du lion rouge, avant de finalement se poser devant lui. Elle sautilla pour arriver à sa hauteur « Un lion ? » répéta Tadji « Est-ce un Outlander ? » demanda le mâle à la crinière brune « Non, c'est une femelle. Nous ne l'avons jamais vu encore » affirma Zala « Elle doit venir de la Lande, sans doute » supposa-t-elle « Ou du Royaume Éloigné, ou de n'importe où » rétorqua Tadji, septique. Scrutant l'horizon, le jeune mâle tentait de percevoir quelque chose, mais le prince avait bien du souci à se faire : même avec la meilleure des vues, personne ne pouvait voir d'aussi loin. Il fronça un instant les sourcils, septique.

« — Nous devrions aller voir » repris Zaka « La Reine Tahani a interdit aux lycaons de s'attaquer aux lions vivants sur Outland et Sorosey le sait » rappela l'oiseau « Je sais » répondit le lion « J'étais là lorsque ma mère les a chassés la première fois » déclara Tadji. Sans attendre, le jeune mâle s'aventura alors au cœur du Champ Herbeux, que la saison sèche avait rendu jaunâtre. Les hautes herbes, habituellement vertes et grasses, étaient devenues sèches et cassantes sous le soleil brulant.

Galopant sans trop d'empressement, Tadji ne mit pas longtemps à rejoindre les lycaons et cette fameuse lionne que Zala avait mentionné. Allongé sur le sol, inconsciente, autour d'elle tournait les chiens de savanes, mais l'arrivée du prince les sorti un instant de leur funeste contemplation. En voyant Tadji, certain se mirent à japper, mais d'autres le craignait beaucoup moins et lançaient déjà vers lui des regards assassins. Tout d'abord silencieux, le regard du lion rouge se posa successivement sur les lycaons, puis sur la lionne étendue sur le sol.

« — Tadji … quel plaisir de te voir rejoindre noble humble partie de chasse » déclara Sorosey « Regarde ce que nous avons trouvé, tentant d'entrer sur ton glorieux royaume » dit-il en désignant la lionne « Cette étrangère rodait aux abords des frontières, et nous … » mais le canidé fut coupé par Tadji.

« — Économise ta salive, Sorosey » déclara Tadji « Je sais très bien ce que vous faites là. Pour mémoire, cette parcelle appartient désormais à Outland … je croyais que ma mère avait été clair la dernière fois »

Quittant le corps de la lionne qu'il lorgnait depuis trop longtemps, Sorosey s'approcha prudemment du grand lion, tout en gardant cependant une distance de relative sécurité. Un sourire mesquin se dessina sur le coin de ses babines.

« — Oooh, Tadji … toujours à rabâcher les mêmes choses à ce que je vois » affirma le lycaon. Il se mit alors à imiter l'Outlander « Ma mère par-ci, ma mère par là … qu'est-ce que tu fais sans ta maman, Tadji, hum ? Est-ce que tu sais faire des choses sans elle ? » demanda le canidé. L'audace de sa provocation ne manqua pas de faire glousser ses compères.

Malgré le ton employé par le chien, Tadji resta calme. Un sourire se dessina même sur le coin de ses babines … laissant passer quelques instants, le jeune mâle fit quelques pas de côtés, jugeant du regard chacun des lycaons présents. Le sourire de Tadji dévoila finalement ses crocs, et d'un geste sec de la mâchoire, le lion au pelage rouge claqua des dents.

« — Messieurs les charognards, entendez mon conseil » déclara finalement Tadji « Quittez ce royaume sans attendre, ou vous saurez ce qu'il en coûte de suivre sans réfléchir cet idiot qui vous sert de leader » prévint le jeune prince.

Du regard, le lion au pelage rouge défia chacun des lycaons. La jeune lionne, toujours inconsciente, gisait toujours sur le sol … malgré les menaces de Tadji, ils ne semblaient pas vouloir renoncer si facilement au festin qui les attendait.

« — Désolé, Tadji, ils n'obéissent qu'à moi » affirma Sorosey, un sourire sur le coin des babines « Je sais que c'est assez troublant, j'ai cru comprendre que la loyauté n'était pas un concept très répandu sur Outland »

Cette fois, le prince d'Outland perdit patience, et sans crier garde, il se jeta sur Sorosey, toute griffe dehors. Surpri par cette perte manifeste de sang froid, les lycaons jappèrent et s'éparpillèrent. Ils tentèrent de venir en aide à leur alpha et de contrer les coups du lion à la crinière brune, mais face à un lion adulte dans la pleine force de l'âge, même le nombre largement supérieur des lycaons ne pouvait rivaliser avec la puissance du roi de la savane. Tadji ne s'en sortit pas sans une égratignure, mais les lycaons regrettèrent bien vite leur tentative de résistance et, la queue entre les jambes, finirent par repartir aussi vite qu'ils étaient venus. Pendant un long moment, le lion au pelage rouge les regarda s'éloigner et quitter la Terre des Exilés, frustrés d'avoir perdu leur repas, mais trop heureux de s'en être sorti vivants.

Lorsque les lycaons disparurent à l'horizon, Tadji se tourna vers le corps de la lionne qu'il venait plus ou moins de sauver. Il se pencha sur elle et la dévisagea un instant, s'imprégnant de ses traits et de ses particularités. Zala avait dit vrai : il ne l'avait jamais vu auparavant, et le lion se demandait bien ce qu'elle faisait là … son regard se posa sur sa patte blessée, et il fut tenté un instant de l'abandonner là, avant de se raviser. Les lycaons pouvaient très bien revenir pour terminer ce qu'ils avaient commencé et Tadji ne pouvait se résoudre à leur donner pareille satisfaction.

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MessageSujet: Re: Nouveau Message   Jeu 30 Mar - 22:33


La Dernière Joute
Shadows dance back up, it's happening again
If you listen carefully you might hear them whisper:
"We hold all the secrets, we hold all the words;
But they're scrambled and broken so you'll never know"
Aux paroles de Jeuri, Mopango eut un sourire.

« — J'ai dit qu'on en ferait un soldat, pas un stratège » lui répondit le grand lion noir, un sourire narquois sur le coin des babines.

Le liard était courageux, mais il n'avait que cela. Il n'était ni intelligent, ni fort, et son instinct de survie était si développé qu'il le rendait couard à n'en plus finir. Malgré la force largement supérieure de Wanji, Odon se lança dans le tumulte du combat qui sévissait entre Ekua et Wanji, et tandis que la vieille lionne accusait les coups portés par la Brute, Mopango se mura dans un silence presque inquiétant.

***

Avant même de commencer, Wanji se savait gagnant … comment une vieille lionne comme Ekua pouvait-elle lui résister ? Le lion au pelage violacé ne cherchait pas la gloire : tuer Ekua était tout ce qui comptait. Lorsqu'il sentit les griffes d'Odon se planter dans son dos, le guerrier Kulishas gronda de rage. Il tenta un instant de se débarrasser de ce parasite, ruant à tout va pour déloger le liard qui s'agrippait coute que coute. Abandonnant un temps Ekua, Wanji se jeta à la renverse dans l'espoir d'écraser de tout son poids ce satané hybride. Odon eut la bonne intelligence d'abandonner son poste lorsqu'il le fallait, et quittant le dos de son ancien mentor pour trouver refuge dans l'arbre le plus proche, il laissa Wanji s'écraser seul contre le sol poussiéreux de l'Ancien Royaume des Marozis. Fou de rage, la brute se releva pour poursuivre le liard désormais hors d'atteinte … qu'à cela ne tienne ! Hors de lui, Wanji frappa de toutes ses forces le tronc de l'arbre dans lequel Odon s'était réfugié. Le Kulishas y mit tant de haine que l'arbre trembla, mais Wanji a lui seul ne pouvait avoir raison de cette entité centenaire, qui tenait bon malgré les assauts incessants du grand lion.

Comprenant que l'arbre ne faiblirait pas et qu'Odon n'aurait pas l'imbécilité de descendre, Wanji abandonna le liard pour retourner auprès d'Ekua afin d'achever ce qu'il avait commencé. Il vit son unique œil valide se lever vers lui et sa langue proférer des ultimes paroles, que le Kulishas n'écouta même pas. De nouveau, il leva la patte vers elle et lui asséna un coup qui l'envoya rouler dans la poussière. Son corps se désarticula un instant, et cette fois, la vieille lionne resta muette. Sa vieille carcasse gisait déjà sur le sol et un sourire vicieux se dessina sur le visage de Wanji. Sans attendre, il s'avança vers Ekua, toutes griffes dehors … il était temps de mettre un terme à ce macabre spectacle, et rien n'était en mesure de lui faire davantage plaisir. Dans l'assemblée, une voix s'éleva alors, celle d'un enfant.

« — Arrête ! »

11 ans plus tôt

Au cœur de la savane, deux lionceaux tremblaient. Blottit l'un contre l'autre, le regard emplis de terreur, ils observaient leur vie basculer, impuissants spectateurs de ce carnage que le destin, dans son éternel bonté, allait leur faire oublier. Sous les coups du Grand-Démon-Noir, les lionceaux entendaient leur mère hurler. Partez ! Fuyez ! leur disait-elle, mais la peur les avait rendus statiques. Elle avait rendu leur corps si lourd que ni l'un, ni l'autre n'était en mesure de faire le moindre geste ni le moindre mouvement. La terreur avait envahi leur petit cœur battant et au milieu de ce carnage seuls brillaient leurs grands yeux oranges, dans lesquels brulait la lueur du désespoir. Ils étaient deux à s'acharner sur leurs parents, deux Grand-Démon-Noir tout droit sortis de l'obscurité.

Ils avaient d'abord abattu leur père, qui, dans son inconscient courage, avait tenté de se dresser contre les Grand-Démon-Noir. Ils ne s'étaient pas contentés de le tuer : de leur père ne restait plus qu'un amas de chair et d'os, déchiqueté par les griffes et les crocs de ces lions hors-norme aux pelages semblables à la nuit. Puis, ils s'en étaient pris à la femelle, à leur mère, à la dernière chose qui leur restait sur cette terre hostile.

Le plus grand lui était tombé dessus comme la foudre sur la plaine. L'envoyant à terre d'un violent coup de patte, il lui avait fauché les jarrets et l'avait renversé comme une vulgaire gazelle. Puis, il l'avait frappé, encore et encore, et son corps meurtri avait finis par saigner. Elle avait bien tenté de se défendre, bien sûr, mais même une lionne de sa race ne pouvait rivaliser avec un Grand-Démon-Noir. Aucun des deux lionceaux n'avaient compris pourquoi les deux Grand-Démon-Noir les détestaient autant. N'étaient-il pas de la même race, de la race de l'ombre ? Ne devaient-ils pas se protéger, plutôt que de se tuer ? Trop jeunes pour comprendre les enjeux d'un tel carnage, les jumeaux aux pelages noirs frémissaient à chacun des coups que le Grand-Démon-Noir portait à leur mère. Soudainement, dans un élan de courage, l'un des deux lionceaux sortit de sa torpeur et s'avança vers les deux bourreaux. Il hurla de toute ses forces : Arrête !

Mais sa voix n’avait rien d’une menace, et le jeune lionceau resté immobile l’avait bien perçu. Dans sa voix résonnait toute la détresse et le désespoir qui avait envahi son cœur.


Quelque chose de violent et d’incertain frappa soudainement Mopango. Jusqu’à présent perdu dans la sinistre contemplation du spectacle qui se déroulait devant lui, la voix de Gizani résonna dans son esprit et éveilla en lui un souvenir oublié depuis toujours. Hagard, il perçut malgré la torpeur qui l’avait saisi les mouvements de la brute épaisse ; et il sentit Gizani trembler à ses côtés, son regard d’ambre fixé sur Ekua et Wanji. Cette mémoire perdue depuis si longtemps lui revint comme un zèbre au galop et s’empara de son corps ; attisant en lui toute l’impulsivité dont il pouvait faire preuve. Quelque chose prit possession de son libre-arbitre, et le Nyeusis s’élança alors à travers la foule, rompant les rangs pour s’abattre sur Wanji comme un raz-de-marée sur la plage.

Il percuta Wanji avec une rare violence, et l’amour n’avait rien à voir là-dedans. Mopango n’aimait pas Ekua, pas comme elle l’espérait intrinsèquement ; en vérité, Mopango n’aimait personne d’autre que lui. Emportés par l’élan du Nyeusis, les deux mâles roulèrent au sol. Mopango fut le premier à se relever et à peine fut-il sur ses pattes qu’il assena au Kulishas un coup si puissant qu’il l’envoya de nouveau mordre la poussière. Les actions de Mopango sauvaient peut-être la vie d’Ekua, mais quelque chose de beaucoup plus important était à l’œuvre, quelque chose d’intensément puissant que le Nyeusis lui-même n’était pas tout à fait en mesure de comprendre : la résurgence. Ses souvenirs étaient flous, à l’exception d’une chose : la haine, qui brulait en lui comme un brasier ardent. Wanji n’était pas Wanji, Ekua n’était pas Ekua. Mopango combattait ses propres démons.

Malgré la force de l’assaut, Wanji tenta de se relever, mais chacun connaissait d’avance l’issue de ce combat. Mopango ne lui laissa pas même l’occasion de riposter ; les crins hérissés par la hargne, le Nyeusis était plus que jamais terrifiant. D’un bond, le lion noir se hissa sur le dos de Wanji, qui s’affaissa sous le poids de son adversaire … Mopango avait cette volonté viscérale de l’anéantir, de briser chacun de ses os et de lacérer sa chair. Si le lion noir n’avait pas été en mesure de se reprendre, tel aurait été le destin de Wanji.

Accusant le coup, Mopango resta un moment immobile, sa lourde patte posée sur le petit crâne creux du Kulishas. Le Nyeusis soufflait, les crocs serrés par la rage … lentement, le grand mâle se sentit reprendre ses esprits, tandis que sous lui gémissait Wanji. Une atmosphère étrange régnait autour d'eux ; ils étaient la tempête qui venait de passer, et le calme les enserrait désormais. Abandonnant Wanji au triste sort qui l'attendait, Mopango s'écarta de lui pour s'adresser à l'assemblée. Le Nyeusis jouissait de toute leur attention, et c'était tout ce qui comptait.

« — Orphelins des Terres Libres, écoutez-moi bien attentivement » déclara le grand mâle au pelage noir « A partir d'aujourd'hui, c'est à moi seul que vous devrez allégeance. A partir d'aujourd'hui, vous vous plierez à MES ordres et à MES volontés » affirma Mopango « Si certains, parmi vous, ne sont pas d'accord avec cela, rien ne vous retiens. Il n'y a pas de places pour les traitres ici, ni pour les imbéciles … si vous pensez pouvoir reprendre Freeland sans moi, libre à vous de tenter votre chance seuls, mais n'oubliez pas QUI a permis à Sharkan de s'emparer de Freeland. Ce que les Nyeusis donnent, ils peuvent également le reprendre »

Du regard, Mopango parcourut l'assemblée à la recherche de potentiels dissidents. Sa queue fouettait l'air et sa crinière encore gonflée le rendait peu avenant. Le grand mâle ne jeta pas une seule fois un regard vers Ekua, qui se remettait tant bien que mal de cette désolation perpétrée par Wanji. Le grand mâle laissa un instant le silence se faire, puis il quitta définitivement ce qui restait du Kulishas rebelle.

« — Jeuri, mon cher » l’interpella Mopango « Tue-le »
Incarné par Tadji


Résumé du poste:
 

ORDRE DE POSTAGE a écrit:
- Ekua
- Le Grand Esprit (Tadji)
- Odon
- Jeuri
- Shaba
- Jahvis
- Soto
- Aresak

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